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Green logistique et flux tendu : un combat perdu d’avance ?

agir sur le transport

agir sur le transport

 

La contradiction n’est pas difficile à trouver si on s’en tient aux principes du flux tendu : l’approvisionnement doit arriver juste à temps pour la production afin de limiter au maximum le temps de stockage et le produit final doit repartir aussi vite que possible afin de limiter stockage et délais. C’est pourquoi on pouvait parfois voir des containers à moitié remplis prendre la route vers les distributeurs.

Or le développement durable cherche à limiter au maximum le transport, un pari perdu d’avance ? Pas si sûr que ça… Effectivement, la notion de flux tendu est bien ancrée dans la logistique actuelle, d’autant qu’elle a fait ses preuves en terme de coûts. Néanmoins, optimiser au maximum le taux de remplissage d’un camion est un levier qui permet d’agir directement sur les coûts de transport.

Pour cela, les entreprises peuvent compter sur l’innovation et sur de nouvelles pratiques. Par exemple, améliorer le conditionnement et l’emballage du produit après une étude précise peuvent être l’un des meilleurs moyens d’agencer les produits dans un camion de façon optimale. L’action peut aussi se faire en amont, une réorganisation de la production peut amener à obtenir des quantités optimisées pour le transport et à réduire les départs de camions ayant un taux de remplissage faible.

Le prix du transport ne peut que s’accroître dans les années à venir, alors de nouvelles solutions vont devoir voir le jour. On peut imaginer un léger recul au niveau des délais, par exemple en mettant en place des plates-formes de « stockage courte durée » qui permettront de jouer l’intermédiaire entre la production et le transport. Ainsi, le remplissage sera optimisé ! Tout est question de calcul, le coût du transport d’espace vide est t’il plus important que celui du stockage d’un produit… pour l’instant peut-être pas, mais dans les décennies à venir, c’est à voir !

Les flux tendus sont largement dépendants des transports, or ceux-ci risquent une réorganisation complète avec les pénuries de pétrole… Aussi, on peut raisonnablement penser que le flux tendu ne disparaitra jamais car les clients seront toujours plus exigeants, mais qu’il devra s’adapter et se renouveler selon l’évolution de la situation mondiale.

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Batteries lithium : la solution pour nos véhicules électriques professionnels ?

exemple batterie lithium ion véhicule électrique

exemple batterie lithium ion véhicule électrique

La rumeur se répand, des « véhicules au lithium d’accord, mais il n’y en aura pas assez… ». La batterie lithium vient de l’Est, en effet, déjà développée en Asie, c’est en Chine que la mission CPA de l’ESC Toulouse est allée trouver les nouveautés en terme de batterie. Préoccupation majeure d’une société comme Innovep, spécialisée dans le véhicule électrique et au cœur des questions d’autonomie et de durée de vie, la batterie lithium semble être une solution envisageable. L’électrique devient incontournable, tracteurs électriques, chariots de manutention, petits trains logistiques, l’industrie est en demande constante de performance accrue, le lithium est-il la solution ?

Dans quelques années, il y aura pénurie de lithium : FAUX

Le lithium n’est pas un métal rare, néanmoins il est difficile à extraire et exploiter car présent en faible concentration. 200 milliards de tonnes de lithium se trouveraient dans l’océan d’après les dernières estimations, il faut donc trouver des solutions adaptées pour l’extraire avec efficacité. Ce métal a, de plus, l’avantage d’être complètement recyclable et non toxique.

Le lithium rend les batteries plus chères que les batteries classiques : FAUX

L’élément le plus cher d’une batterie lithium ion est la cathode (environ la moitié du prix de la batterie). Néanmoins, celle-ci est constituée de cobalt, métal qui a pris une valeur en bourse considérable. Or ce métal peut aisément être remplacé par du manganèse, bien moins cher.

Les batteries lithium coûteront moins cher à l’avenir : VRAI

La production de masse devrait permettre de rationnaliser les processus de production et donc de bénéficier d’économies d’échelle et d’effet d’expérience. Cela devrait permettre à terme de diviser le prix d’une batterie par 3 jusqu’à avoisiner les 4000 euros (pour une batterie 25 kWh) en 2014.

Innovep étudie donc un projet de véhicules à batteries lithium ion, et continu de suivre les solutions nouvelles pour rester compétitif en matière d’innovation et de performance de ses véhicules électriques!

Source : http://innovep.blog4trade.com

Taxe carbone : une idée à l’épreuve !

chargement d'un véhicule électrique professionnel

chargement d'un véhicule électrique professionnel

Ne nous précipitons pas, le projet ne vise que 2011 et l’idée a encore le temps d’évoluer d’ici les 15 ans prévus avant d’obtenir la phase finale de la taxe. Inspirée par Nicolas Hulot, et inscrite au Grenelle de l’environnement, elle est mise à toutes les sauces dans la presse.

 
Jean Louis Borloo : « il y aura surement des tas de pièges et des tas de fausses bonnes idées sur le parcours. Ce projet mérite que nous procédions par étapes et que nous le fassions accepter par les consommateurs…Il faut commencer petit et l’augmenter progressivement ».
Pourtant, le principe est simple, puisque l’incitation ne marche pas, on va obliger les choses à changer. C’est une façon de faire peu pédagogique mais qui s’avère néanmoins souvent efficace. Là où les français pensaient voir une tendance verte comme un effet de mode, Nicolas Hulot ne se contente pas de dénoncer, il propose, apprend de nos pays voisins, et agit !

Taxer le CO2 et détaxer autre chose… Le principe est bon, car il ne s’agit pas de rajouter une taxe mais de la compenser par une autre, mais la pratique parait difficile à mettre en œuvre. Petit bémol : une allocation sera versée aux particuliers – les plus méritants (ceux qui consomment le moins) auront la meilleure allocation… Cela n’irait-il pas de pair avec un grave problème social ? Ainsi, si j’habite en centre ville, à 10 min à pied de mon travail où les loyers sont les plus élevés et que je refais l’isolation je suis plus méritant que si j’ai dû partir en banlieue et que j’ai 2h de trajet matin et soir ? De nouveaux débats vont être en jeu et seront inévitables…

Nous avons un temps de retard, ces questions, nous aurions dû nous les poser il y a 20 ans, aujourd’hui, le temps est à l’action. Il est temps d’être innovants, actifs et de ne pas avoir peur des choses.

Cette taxe pourrait être perçue comme une opportunité. Nous avons l’un des meilleurs systèmes scolaires au monde, nos cerveaux fuient le pays, nous avons des écoles, des centres de recherche, des aides à la création de PME, lançons nous et innovons !
Puisqu’une route n’est plus aussi abordable qu’avant, pourquoi ne pas essayer d’en changer ?

Nous ne serions pas les premiers : peu de gens le savent mais la Suède, la Norvège et le Danemark pratiquent déjà cette taxe et ont su adapter leur système et leur fiscalité au concept. Plus grande conscience environnementale ? Disons qu’elle fait partie de leur culture, et que le rapport à la nature et sa préservation est plus développé dans les pays nordiques. Cela prouve toutefois que c’est possible, qu’une économie ne s’effondre pas avec un tel changement, et qu’il faut savoir en tirer profit.

Vision quelque peu utopiste, mais néanmoins optimiste !

La logistique se mettra t’elle au vert ?

Distrivep en application

Distrivep en application

Force est de constater que personne ne peut passer au travers de la tendance verte !

 

Les alertes se multiplient, ses campagnes se suivent et les consommateurs sensibilisés sont de plus en plus attentifs au critère vert du produit. Les usines certifiées ISO, les matériaux changés pour des matières premières durables, les emballages qui reviennent au papier… la supply chain échappera t’elle au roulant compresseur qu’est le développement durable ?

Travailler en flux tendus, limiter les coûts par exemple en limitant le transport, cela pourrait conduire naturellement à limiter les émissions de carbone. Bientôt l’essentiel du prix d’une fraise espagnole se justifiera par le coût du transport qui s’envole. Alors la logistique va-t-elle devoir trouver de nouvelles solutions ?

D’après le dernier rapport de Capgemini et GCI, le transport, les émissions de CO2 et l’urbanisation croissante devront être pris en compte de manière globale pour continuer à rester efficient. En effet, la réduction des coûts à tout prix par la délocalisation risque d’être mise à mal par les nouvelles politiques environnementales qui se multiplient de façon exponentielle.