• Paperblog

  • Contact viadeo

    Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Claire CAMALY et plus de 7 millions de professionnels

Développement durable : il y a urgence !

greenleaf

 

D’après l’Institut de Veille Sanitaire chargée d’analyser si des liens existent entre la pollution urbaine et la mortalité, les chiffres sont aujourd’hui inquiétants. L’étude portant sur 9 grandes villes françaises, le rapport révèle que la pollution atmosphérique caractérisée par la présence de particules est bien plus importante que la moyenne conseillée par l’OMS (20µg/m 3). D’après le rapport publié en Juin 2008, les villes semblent équivalentes, à l’exception de Bordeaux, légèrement en dessous du seuil conseillé, et Marseille où les niveaux sont les plus élevés. L’essentiel des urbains en France respire donc un air considéré comme pollué par l’OMS. Le lien entre la présence de dioxyde d’azote et d’ozone et le nombre de décès a été clairement établi. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’agir pour seulement sauver les espèces animales lointaines, mais bel et bien, d’agir pour sauver la vie de nos enfants, qui dès le landau respirent cet air pollué. Les particules les plus fines (microparticules) ont été reconnues comme les plus nocives, or ce sont celles produites par les diesels  qui ne sont pas filtrées. Les chiffres sont précis et clairs, nous sommes notre propre menace au quotidien ! Le paradoxe ? Il a été démontré que les diesels produisent des particules plus fines qui ne sont pas filtrées, et donc les plus particules les plus nocives, or en France la part des véhicules Diesel ne cesse d’augmenter !

Le véhicule parfait n’existe pas encore (restons optimiste…), néanmoins, nous pouvons agir pour enrayer ces pics de pollution. Vélo, véhicules hybrides voire totalement électriques, transports en commun… Il faut parfois savoir se remettre en cause !

Publicités

Logistique durable : une démarche globale !

Approvisionnement en flux tendu

Approvisionnement en flux tendu

 

Le développement durable entre souvent dans l’entreprise par la logistique. Fait quelque peu révélateur des points d’amélioration possibles de l’entreprise, et donc de ses faiblesses en terme de gaspillage. La logistique dans son ensemble, est un secteur qui a évolué vite et qui regroupe l’essentiel des coûts d’un produit (approvisionnement, transport, coût des matières premières, retours…). C’est aussi l’un des secteurs où les solutions durables se sont développé le plus vite, preuve que le processus de flux tendu n’était pas encore arrivé à maturité complète.

La logistique durable semble donc en bonne voie. Le contexte étant ce qu’il est, les facteurs, qui jusque là permettaient d’initier une démarche plus responsable, devraient s’exacerber et pousser les entreprises vers un projet global de développement durable. On note 3 facteurs principaux :

–       La rareté accrue des matières premières ;

–       Une règlementation nationale et internationale de plus en plus stricte ;

–       Une plus grande sensibilité du consommateur aux labels qualité et écologiques.

Néanmoins, nous sommes encore loin d’une logistique verte globale.

Focus – d’après l’Observatoire de la Supply Chain :

–       83% des entreprises ont une stratégie environnementale (à plus ou moins long terme)

–       35% de ces entreprises ont mis en place une supply chain verte (principalement axée sur l’éco-conduite et une optimisation du chargement)

Alors qu’aujourd’hui les entreprises sont confrontées à 3 points majeurs : maitrise des coûts, maitrise de la qualité et optimisation de la réactivité de l’organisation.

La seule solution à ces enjeux est une approche globale de l’ensemble des services et des processus. L’entreprise ne doit pas se cloisonner à améliorer un service indépendamment d’un autre mais envisager des innovations et des réorganisations durables et transversales. La coordination des flux physiques (matières premières, produits…) et des flux d’information doit se faire dans son ensemble et une certaine interdépendance doit être conservée entre les divisions.

Les actions ponctuelles bien qu’efficaces trouveront rapidement leurs limites dès lors que les normes s’intensifieront. L’idéal serait donc de concilier actions à effet immédiat et investissements à long terme.

Le processus durable va de la définition des objectifs à l’extension du projet aux fournisseurs (point développé dans l’article Réaliser une logistique durable dans son entreprise).

« Mieux vaut prendre le changement par la main, avant qu’il ne nous prenne à la gorge » Churchill

Optimiser le transport pour réduire les coûts et les émissions de CO2 !

A chacun sa technique !

A chacun sa technique !

 

Selon l’Ademe, les flux de marchandises sont responsables de plus de 40% des émissions de CO² du secteur des transports en France ce qui fait de ce secteur l’un des plus souvent montré du doigt.

L’augmentation constante des échanges courtes et moyennes distances rend le secteur du transport routier l’un des plus pollueur car la croissance des échanges est telle qu’il est impossible de la compenser par des actions ponctuelles. Ce secteur est d’autant plus au centre des préoccupations que l’on prévoit une augmentation des échanges intra-communautaires de près de 50% d’ici 2015 !

Néanmoins, la flambée des coûts logistiques liés au transport routier devrait accélérer le processus de logistique verte dès lors que les entreprises seront face au mur. En effet, celles-ci, largement passives malgré quelques tentatives, ne pourront répercuter éternellement le prix du pétrole sur le prix du produit. D’autant qu’une taxe carbone semble se profiler d’ici quelques années.

Le transport combiné parait la meilleure alternative actuellement au problème des coûts et des émissions de CO2 : fret ferroviaire + fret maritime + transport fluvial + transport multimodal. Aujourd’hui près d’un entrepôt sur 2 est relié au ferroviaire, mais l’encombrement des lignes souvent vétustes pousse les industriels à leur préférer la route. De plus, la complexité des processus logistiques de production, d’assemblage et d’approvisionnement complique largement la tâche qui impliquerait une réorganisation complète de l’ensemble du processus.

D’autres actions ciblées ont prouvées leur efficacité :

–       La réduction des emballages et leur plus grande praticité améliore le coefficient de remplissage des transporteurs et permis ainsi de diminuer le nombre de camions ;

–       Les véhicules électriques tels que les tracteurs électriques et chariots de manutention électriques permettent de limiter largement les émissions de CO² (effet accrue s’il y a installation d’éoliennes ou de panneaux photovoltaiques). Innovep a accompagné de nombreux groupes qui ont adopté sans regrets ce type de véhicule plus sûrs et mieux adaptés aux zones de production.

–       TMS (Transport Management System) : il permet de planifier, observer et détecter les éventuels défauts et donc d’améliorer l’exécution des opérations – ce qui limite le nombre de retours et de réclamations. Il permet grâce à une analyse précise de mieux organiser les transports et donc de réduire coûts logistiques et rejets de CO2

–       Les outils de géolocalisation des véhicules permettent de savoir la position des véhicules en temps réel, d’effectuer des opérations d’optimisation et de mieux appréhender les délais,

–       L’étiquetage des marchandises avec des codes barres RFID permet la dématérialisation des procédures administratives et facilitent le suivi des produits…

Autant d’idées parmi tant d’autres qui ont fait leurs preuves et sont actuellement mises en œuvre par de nombreux groupes.

Focus : 3150 Tonnes de CO² économisé par an grâce à la mutualisation du transport !

Certains ont déjà sautés le pas : c’est le cas des sociétés Colgate, Henkel et Reckitt-Benckiser. Leurs palettes sont livrées dans un même camion aux mêmes clients ce qui permet d’optimiser le taux de remplissage des camions –de 75% à 100%- et donc de diminuer leur nombre de 20% environ. Ce programme de mise en commun d’une partie du process logistique a vu le jour sous le nom de « Hecore » (on reconnaîtra le début de chaque société !) et est organisé par Kuehne et Nagel sur deux sites différents. Depuis 2006, le système fonctionne et représente tant un gain de CO² qu’un large gain de coûts de transport.

Logistique verte : Des entrepôts nouvelle génération !

La logistique verte amène à repenser le processus dans sa globalité aussi, les bâtiments n’y échappent pas. Sans forcément recommencer à zéro, il est aujourd’hui possible d’adapter ses entrepôts et d’avoir un impact positif sur la politique de l’entreprise.

C’est le grand retour du bois dans la construction des entrepôts. Jusque là conçus sans réel souci de l’environnement, la structure en bois vient déloger les vieilles habitudes en matière de bâtiment industriel. Une meilleure isolation, des ouvertures pour la lumière, les idées ne manquent pas pour réduire ses factures d’énergies et concevoir des bâtiments plus respectueux.

Au-delà de la construction en elle-même, des aménagements voient le jour un peu partout : récupération des eaux de pluie, traitement des eaux usées dans des bassins de décantation, mise en place d’éoliennes, pose de panneaux solaires. Le but est de réduire au maximum l’impact de la production et du stockage sur l’environnement. On recherche alors l’indépendance énergétique par une autoproduction et par des procédés moins énergivores. De la création de parking de vélos, l’organisation de covoiturage au changement des ampoules par des LED ou des ampoules basse consommation, tout est bon pour aller vers une logistique durable !

L’énergie produite par l’entrepôt peut même l’amener à être suffisamment autonome pour alimenter et recharger des véhicules électriques comme le Distrivep ou des tracteurs électriques. Dès lors, les chariots de manutentions deviennent quasiment parfaitement propre puisqu’ils ne rejettent de CO2 ni lors de leur utilisation, ni lors de leur recharge ! C’est alors l’un des systèmes de manutention les plus aboutis et rentable en matière d’approvisionnement durable.

L’entrepôt recherche aujourd’hui une intégration plus poussée à son environnement, on trouve d’ailleurs fréquemment de larges espaces d’herbes et d’arbres autours des bâtiments qui limitent ainsi volontaire leur pollution sonore et visuelle par rapport à la ville. Les entrepôts du futur seront sans doute moins nombreux, plus grands mais surtout mieux intégrés à la nature (soit enterrés, soit recouverts de murs végétaux).

Finis la multitude de petits bâtiments spécialisés qui augmente le débit de transports nécessaires. L’heure est au regroupement des plates formes logistiques vers une logique éclatée. On mutualise les capacités d’entreposage et de transport et on réduit ainsi les coûts. La logistique de demain sera à la coopération !

On ne cherche pas à réduire les volumes, mais à accroître l’efficience et la rapidité des roulements de cycles. Développement durable ne rime pas avec décroissance mais avec une organisation plus respectueuse de la nature et des hommes.

entrepot avec des panneaux solaires

entrepot avec des panneaux solaires

Taxe carbone : une idée à l’épreuve !

chargement d'un véhicule électrique professionnel

chargement d'un véhicule électrique professionnel

Ne nous précipitons pas, le projet ne vise que 2011 et l’idée a encore le temps d’évoluer d’ici les 15 ans prévus avant d’obtenir la phase finale de la taxe. Inspirée par Nicolas Hulot, et inscrite au Grenelle de l’environnement, elle est mise à toutes les sauces dans la presse.

 
Jean Louis Borloo : « il y aura surement des tas de pièges et des tas de fausses bonnes idées sur le parcours. Ce projet mérite que nous procédions par étapes et que nous le fassions accepter par les consommateurs…Il faut commencer petit et l’augmenter progressivement ».
Pourtant, le principe est simple, puisque l’incitation ne marche pas, on va obliger les choses à changer. C’est une façon de faire peu pédagogique mais qui s’avère néanmoins souvent efficace. Là où les français pensaient voir une tendance verte comme un effet de mode, Nicolas Hulot ne se contente pas de dénoncer, il propose, apprend de nos pays voisins, et agit !

Taxer le CO2 et détaxer autre chose… Le principe est bon, car il ne s’agit pas de rajouter une taxe mais de la compenser par une autre, mais la pratique parait difficile à mettre en œuvre. Petit bémol : une allocation sera versée aux particuliers – les plus méritants (ceux qui consomment le moins) auront la meilleure allocation… Cela n’irait-il pas de pair avec un grave problème social ? Ainsi, si j’habite en centre ville, à 10 min à pied de mon travail où les loyers sont les plus élevés et que je refais l’isolation je suis plus méritant que si j’ai dû partir en banlieue et que j’ai 2h de trajet matin et soir ? De nouveaux débats vont être en jeu et seront inévitables…

Nous avons un temps de retard, ces questions, nous aurions dû nous les poser il y a 20 ans, aujourd’hui, le temps est à l’action. Il est temps d’être innovants, actifs et de ne pas avoir peur des choses.

Cette taxe pourrait être perçue comme une opportunité. Nous avons l’un des meilleurs systèmes scolaires au monde, nos cerveaux fuient le pays, nous avons des écoles, des centres de recherche, des aides à la création de PME, lançons nous et innovons !
Puisqu’une route n’est plus aussi abordable qu’avant, pourquoi ne pas essayer d’en changer ?

Nous ne serions pas les premiers : peu de gens le savent mais la Suède, la Norvège et le Danemark pratiquent déjà cette taxe et ont su adapter leur système et leur fiscalité au concept. Plus grande conscience environnementale ? Disons qu’elle fait partie de leur culture, et que le rapport à la nature et sa préservation est plus développé dans les pays nordiques. Cela prouve toutefois que c’est possible, qu’une économie ne s’effondre pas avec un tel changement, et qu’il faut savoir en tirer profit.

Vision quelque peu utopiste, mais néanmoins optimiste !

La logistique se mettra t’elle au vert ?

Distrivep en application

Distrivep en application

Force est de constater que personne ne peut passer au travers de la tendance verte !

 

Les alertes se multiplient, ses campagnes se suivent et les consommateurs sensibilisés sont de plus en plus attentifs au critère vert du produit. Les usines certifiées ISO, les matériaux changés pour des matières premières durables, les emballages qui reviennent au papier… la supply chain échappera t’elle au roulant compresseur qu’est le développement durable ?

Travailler en flux tendus, limiter les coûts par exemple en limitant le transport, cela pourrait conduire naturellement à limiter les émissions de carbone. Bientôt l’essentiel du prix d’une fraise espagnole se justifiera par le coût du transport qui s’envole. Alors la logistique va-t-elle devoir trouver de nouvelles solutions ?

D’après le dernier rapport de Capgemini et GCI, le transport, les émissions de CO2 et l’urbanisation croissante devront être pris en compte de manière globale pour continuer à rester efficient. En effet, la réduction des coûts à tout prix par la délocalisation risque d’être mise à mal par les nouvelles politiques environnementales qui se multiplient de façon exponentielle.

Les chaînes de montages : point clé de la création de valeur

approvisionnement des bords de lignes

approvisionnement des bords de lignes

Alors que la tendance est à la complexification des produits et donc des chaînes de production, les industriels cherchent à réduire leurs coûts de différentes manières. Les chaînes sont le lieu de création de valeur, transformation de matière première en produit fini, aussi, elles sont au centre de toutes les préoccupations en termes d’optimisation des coûts. Plusieurs méthodes sont appliquées afin de rationnaliser au mieux la production : sous-traitance, externalisation, système du Just-in-time

Plusieurs pistes à ne pas négliger :

Intégrer les coûts logistiques de l’ensemble du projet : transporter des produits volumineux mais à faible valeur ajoutée autour du monde peut revenir très cher, il s’agit donc de bien peser les coûts logistiques (transport, douanes, stocks) additionnels par rapport aux gains apportés ;

Réfléchir à un projet produit sur l’ensemble de sa vie : la conception doit tendre vers une fabrication facilitée, une maintenance rapide, un emballage simple et peur coûteux… Aucune étape de la vie du produit ne doit être négligée car la maintenance ou la garantie peuvent représenter des coûts conséquents ;

Définir un projet global incluant transport, approvisionnement, fabrication, et distribution afin de pouvoir comparer plusieurs scénarios possibles ;

Limiter le nombre d’intermédiaires dans l’approvisionnement : plus une pièce connait de ruptures (passage d’un lieu à un autre comme du magasin au stock intermédiaire puis à la chaîne de production), plus les risques et les délais sont importants. Il faut donc établir un parcours d’approvisionnement simplifié et fluide;

Ne pas hésiter à faire appel aux systèmes d’information : les outils informatiques sont nombreux aujourd’hui et facilitent la gestion et le suivi de la production. Ils permettent de suivre l’état des stocks et de lancer des commandes automatiques, ou de repérer une faille dans le cycle de production quasi instantanément par exemple. Ils sont surtout un outil de communication qui permet de partager l’information en temps réel partout où elle est nécessaire;

Limiter les risques d’erreur ou d’accident en garantissant des opérations simples et en utilisant des outils fiables.